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janeiro 10, 2005

UE: un député veut y croire

Fonte: Le Matin
Le Conseil national (CN)

Représentant le peuple, le Conseil national compte 200 sièges. Chaque canton constitue une circonscription électorale qui élit au moins un député, même si sa population est inférieure à la moyenne nationale d'habitants pour un siège, qui est actuellement de 36'000 habitants. Les conseillers nationaux sont élus au scrutin proportionnel.


Le socialiste Jean-Claude Rennwald met la pression sur le Conseil fédéral. Il lui demande ni plus ni moins s'il n'est pas temps de réactiver la requête d'adhésion de la Suisse à l'Union européenne, alors que le Parlement a donné hier son feu vert aux accords bilatéraux II et à l'extension de la libre circulation des personnes aux nouveaux pays membres de l'UE. Le Jurassien a déposé une interpellation dans ce sens sur le Bureau du National.

Croissance trois fois plus forte dans l'UE qu'en Suisse
Cette intervention tombe au moment où l'UDC, l'Association pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) et les démocrates suisses appellent à voter non à l'accord de Schengen-Dublin et à l'extension de la libre circulation. L'arme référendaire a été saisie et le peuple se prononcera vraisemblablement en juin. Jean-Claude Rennwald se défend de vouloir apporter de l'eau au moulin des opposants. «Je joue la transparence et mets cartes sur table.» Et il avertit déjà qu'il n'est pas prêt à accepter un troisième round de négociations avec L'UE.

Le Jurassien avance d'autres raisons. «Entre 1995 et 2004, la croissance par tête d'habitant aura été trois fois plus forte au sein de l'UE (a21%) qu'en Suisse (a8%). Ces nouveaux accords ne suffiront pas à combler ce retard. Notre pays a donc intérêt à adhérer rapidement pour profiter pleinement de la dynamique du grand marché intérieur», explique Jean-Claude Rennwald.

Le parlementaire ne croit pas que le bilatéralisme favorisera l'entrée de la Suisse à Bruxelles. «Avec le premier paquet d'accords, les dirigeants de l'économie ont atteint leurs objectifs. Et plusieurs d'entre eux veulent attendre vingt ans avant de reparler de l'adhésion. Cette tendance se renforcera avec les nouveaux accords, puisque le secret bancaire a été bétonné.»

Cette interpellation va donc pousser le Conseil fédéral à sortir du bois. Lui qui cherche par tous les moyens à éviter une discussion sur l'adhésion afin de ne pas effrayer la population durant la campagne.

© Le Matin Online




Publicado por esta às janeiro 10, 2005 04:00 PM