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janeiro 17, 2005

Référendum : Chirac a achevé ses consultations

Fonte: Le Fiaro

CONSTITUTION EUROPÉENNE La date du 12 juin pourrait être retenue pour la consultation
Référendum : Chirac a achevé ses consultations

Jacques Chirac a achevé hier ses consultations sur la préparation du référendum constitutionnel européen en recevant Marie-George Buffet et François Bayrou. Le président de l'UDF a profité de ses voeux à la presse (lire ci-contre) pour répéter ce qu'il venait de dire au chef de l'Etat : «J'ai exprimé mon inquiétude sur l'issue du référendum. Trois questions peuvent mettre le «oui» en danger. D'abord, la perception ultralibérale que certains pourraient avoir, à tort, de cette Constitution. Ensuite, le problème de la Turquie, dont l'adhésion changerait la nature du projet européen. Enfin, le malaise social, qui risque de polluer la consultation. Je pense qu'aucune de ces trois questions ne doit être ignorée. Il ne faut pas fournir d'arguments aux partisans du «non».»


La conversation a duré trois quarts d'heure, mais François Bayrou n'en a, semble-t-il, pas retiré grand-chose. Ni sur la date du référendum – à l'UDF, on pense qu'il aura lieu le 12 juin – ni sur ses modalités. Comme Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers, le leader centriste a tenté de convaincre Jacques Chirac d'allouer un financement public aux partis pour la campagne référendaire, qu'ils prônent le «oui» ou le «non». Le chef de l'Etat a répondu à chacun de ses interlocuteurs que sa décision sur ce point n'était pas encore prise.


François Bayrou a également tenté de persuader le président que l'UDF rendait service au camp du «oui» en abordant de front la question turque, comme l'UMP, mais il s'est heurté à la même incompréhension de la part de Jacques Chirac que Nicolas Sarkozy mercredi. Le patron des centristes a reconnu que ses critiques contre l'annonce de nouvelles baisses d'impôts n'avaient pas contribué à détendre l'ambiance à l'Elysée. «Jacques Chirac n'était pas très content», a-t-il sobrement confié.


Marie-George Buffet, elle, n'a pas tenté d'infléchir la position du chef de l'Etat au cours de leur entretien. La secrétaire nationale du PCF, qui plaide pour «un non de gauche à ce projet de Constitution libéral», s'est dit convaincue que les Français se détermineront aussi sur des «questions de politique nationale» lors du référendum. De tous les chefs de parti reçus à l'Elysée, c'est finalement le premier secrétaire du PS François Hollande qui s'est déclaré le plus satisfait après son rendez-vous avec Jacques Chirac.

Publicado por esta às janeiro 17, 2005 11:55 PM