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janeiro 04, 2005

Chirac inscrit l'Europe et les réformes à l'agenda 2005

Fonte: Le Figaro

Chirac inscrit l'Europe et les réformes à l'agenda 2005
Jacques Chirac a ouvert l'année 2005 en plaçant lundi les cérémonies de voeux sous le signe de l'Europe et des «projets pour l'avenir», alors que les Français seront consultés par référendum au printemps sur le traité constitutionnel européen. En recevant lundi les voeux du gouvernement, il a demandé à Jean-Pierre Raffarin de se consacrer «à la mise en oeuvre et à la réussite des réformes engagées», mais surtout de «se porter sur de nouveaux projets essentiels pour l'avenir: l'école, la recherche, l'enseignement supérieur, la politique industrielle». Il a insisté également sur le fait que «la force et l'équilibre» des institutions passent «par un gouvernement stable, capable de mener dans la durée les projets nécessaires à l'avenir de notre pays».
Anne Fulda
[04 janvier 2005]
Le président de la république a observé une minute de silence dans la cour de l'Elysée «au nom de la France, à toutes les victimes de la catastrophe dans l'océan Indien».
(Photo AFP.)


Sonnerie aux morts. Drapeaux tricolores en berne. A l'occasion de la cérémonie du salut au drapeau qui, comme tous les ans, donne le coup d'envoi des traditionnels échanges de voeux à l'Elysée, Jacques Chirac a tenu hier à rendre un hommage solennel, «au nom de la France, à toutes les victimes de la catastrophe dans l'océan Indien», en faisant respecter une minute de silence dans la cour de l'Elysée.


Le président de la République a ensuite reçu les voeux de Jean-Pierre Raffarin. Le premier ministre et les membres du gouvernement avaient pris auparavant leur petit déjeuner Place Beauvau, au ministère de l'Intérieur. Une réception traditionnelle que Dominique de Villepin a voulu rajeunir en invitant pour l'occasion trente-deux «cadets de la République» (ces jeunes recevant une formation pour entrer dans les métiers de la sécurité), souvent issus des quartiers sensibles, et avec qui le premier ministre et les ministres ont partagé café et croissants.


Après s'être adressé le 31 décembre aux Français, le chef de l'Etat a fixé au gouvernement de son «cher Jean-Pierre» – une marque d'affection que les prétendants à Matignon ne manqueront pas de relever – sa feuille de route pour les mois à venir. L'occasion de faire valoir l'action entreprise depuis deux ans et demi pour «rétablir les sécurités essentielles, sauvegarder nos systèmes sociaux et renforcer notre cohésion nationale». «La France est en initiative. Son économie se porte mieux», a-t-il dit.


Le chef de l'Etat a surtout souhaité que le gouvernement se «consacre pleinement à la mise en oeuvre et à la réussite des réformes engagées» et se porte «sur de nouveaux projets essentiels pour l'avenir» : l'école, la recherche, l'enseignement supérieur, la politique industrielle. Pour Jacques Chirac, «c'est dans la durée que la réforme de l'enseignement déploiera tous ses effets». «Les volets les plus importants de cette réorientation profonde du système éducatif devront se mettre en place dès la rentrée 2005», a-t-il encore dit, en insistant sur l'importance «capitale» de la réforme universitaire. Jacques Chirac a également plaidé pour «le renouveau de notre ambition industrielle et technologique».


En matière sociale, il a fixé «trois défis à relever» : l'emploi et la mise en oeuvre du plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo, l'application des réformes des retraites, de l'assurance-maladie, et «la création effective de la cinquième branche de notre protection sociale», avec la mise en place de nouveaux droits pour les personnes handicapées. Comme il l'avait fait le 31 décembre, le président de la République a également demandé au gouvernement de «mener à son terme l'importante réforme de la taxe professionnelle engagée l'an dernier».


Le second volet de l'allocution présidentielle concernait évidemment la Constitution européenne, sur laquelle les Français seront invités à voter avant l'été. Soulignant que 2005 serait une année «décisive» pour l'Europe, Jacques Chirac a exigé de ses ministres «un engagement sans faille au service de cette grande ambition», leur demandant de «s'impliquer personnellement» dans la campagne.


Le premier Conseil des ministres de l'année, qui s'est tenu hier, a d'ailleurs approuvé le projet de révision de la Constitution française, préalable à l'adoption de la Constitution européenne. «Notre choix est d'abord celui d'un idéal (...) mais c'est tout autant le choix de la raison et de l'intérêt national, celui qui donne à notre pays les meilleures chances. L'Europe nous rend plus forts», a fait valoir le chef de l'Etat, qui a annoncé qu'il recevrait «très rapidement» les responsables des formations politiques représentées au Parlement pour évoquer avec eux les modalités d'organisation du référendum.

Publicado por esta às janeiro 4, 2005 11:55 AM