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dezembro 17, 2004

L'Union européenne cherche à débloquer la situation avec la Turquie

[Fonte:Liberation]
Ankara s'est déclaré «déçu» des propositions européennes • Les Pays-Bas, l'Allemagne, la France et le Royaume Uni ont mis au point un compromis sur Chypre •

Par Libération.fr
vendredi 17 décembre 2004 (Liberation.fr - 12:31)


La présidence néerlandaise de l'Union européenne a mis au point avec les trois plus puissants pays de l'UE une proposition de compromis à la Turquie pour tenter d'obtenir son accord à l'ouverture de négociations d'adhésion à l'automne 2005, ont indiqué vendredi des diplomates européens. Ce compromis, mis au point par les Pays-Bas avec l'Allemagne, la France et le Royaume Uni, touche à la question chypriote, qui restait vendredi matin un point sensible pour le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, a-t-on précisé de même source.

La présidence néerlandaise espérait ainsi débloquer le sommet, qui achoppe depuis que les Turcs ont exprimé leur déception face à l'offre faite jeudi soir par les dirigeants des 25. L'Union européenne offre à la Turquie l'ouverture de négociations d'adhésion le 3 octobre 2005 mais sans garantie de résultat et à la condition qu'Ankara reconnaisse implicitement Chypre au préalable.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un diplomate d'un grand pays européen avait avancé que l'Union pourrait renoncer à exiger de la Turquie qu'elle paraphe dès avant la fin du sommet l'extension aux dix nouveaux pays de l'UE un accord d'association Turquie/UE signé en 1963. L'extension de ce protocole, - qui a débouché sur la création d'une union douanière entre la Turquie et l'UE en 1996 -, équivaudrait à une reconnaissance de la République de Chypre par Ankara.

Selon un autre diplomate, les Turcs «sont d'accord» pour signer avant le 3 octobre 2005. «Ce qui est en cause, c'est la manière dont cela (Ndlr, l'engagement turc) doit être formulé», a-t-il expliqué. «La Grèce et Chypre veulent être surs que la formulation va véritablement engager un processus de normalisation. Les Turcs, eux, veulent s'assurer qu'ils gardent la maîtrise du processus», a ajouté ce diplomate.

Selon un responsable turc, le Premier ministre Recep Tayyip Erdgogan a parlé de manière très «franche» à son homologue néerlandais Jan Peter Balkenende lors de leurs entretiens à Bruxelles jeudi. «Vous choisissez 600.000 Grecs contre 70 millions de Turcs et je ne peux pas expliquer cela à mon peuple», aurait dit, selon ce responsable, Erdogan à son interlocuteur.


Publicado por esta às dezembro 17, 2004 01:58 PM