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dezembro 06, 2004
L'Eurogroupe à nouveau confronté à la hausse de l'euro lundi
[Fonte:Le Temps]
BRUXELLES (AFP) - Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent lundi soir à Bruxelles pour discuter à de nouveau des parades possibles à la hausse de l'euro, qui pénalise les exportations et la croissance, dans un contexte de spéculations sur une intervention des banques centrales japonaise et européenne sur les marchés.
Lors de leur précédente réunion il y a trois semaines, alors que l'euro flirtait avec les 1,30 dollar, les ministres s'étaient contentés de juger "indésirable" la "volatilité excessive" des monnaies.
Le même jour, le secrétaire américain au Trésor, John Snow, avait douché les espoirs européens d'une intervention concertée en faveur du billet vert en jugeant que la valeur des devises devait être "déterminée sur un marché ouvert et concurrentiel".
Depuis l'euro a encore progressé et a inscrit un nouveau record historique vendredi à New York, à 1,3460 USD.
Pour rendre l'euro moins attractif, les ministres ne pourront toutefois compter sur une baisse des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne, option exclue jeudi par son président, Jean-Claude Trichet.Concernant l'autre option susceptible de freiner la baisse du billet vert, à savoir une intervention sur le marchés des changes sous la forme d'achats massifs de dollars, M. Trichet, qui sera présent lundi soir, est resté évasif. Il a rappelé que "l'intervention est une arme qui historiquement existe" pour les banques centrales mais n'a pas commenté les déclarations des autorités japonaises laissant entendre qu'une intervention concertée avec l'Europe avait été discutée.
Le ministre des Finances japonais Sadakazu Tanigaki a de nouveau suggéré vendredi que les autorités monétaires nippones pourraient vendre du yen pour soutenir le billet vert.
"Les derniers mouvements sur le marché des changes semblent trop rapides et ne reflètent pas les fondamentaux économiques", a déclaré M. Tanigaki. "Tout en continuant à surveiller étroitement ces développements, nous prendrons des mesures appropriées, en temps utile, si nécessaire", a-t-il assuré.
Pour soutenir une croissance hésitante, revue à la baisse par la BCE à 1,9% pour 2005, les ministres pourront cependant se réjouir du repli des cours du pétrole qui ont atteint vendredi leur plus bas niveau depuis trois mois, ayant chuté de six dollars en deux jours.
Après la réunion de l'Eurogroupe, les ministres voudront mardi avec leurs collègues du reste de l'UE tourner la page de l'épisode des statistiques grecques, qui avaient permis à la Grèce de rejoindre la zone euro sur la base de chiffres dont on sait maintenant qu'ils étaient trompeurs.
Les ministres dresseront les responsabilités des uns et des autres, suite à la réévaluation drastique des déficits publics grecs entre 1997 à 2003 intervenue récemment.
Dans un rapport adopté mercredi, la Commission européenne a blâmé en premier lieu le gouvernement et les autorités statistiques grecs mais a reconnu la responsabilité de son office Eurostat, qui aurait dû tirer la sonnette d'alarme plus tôt.
Bruxelles a aussi constaté des déficiences aux niveaux des Etats membres, de leurs organismes statistiques et des banques centrales qui auraient pu réagir aux doutes émis depuis plusieurs années par Eurostat.
En partageant les responsabilités, la Commission entend se donner les moyens d'avancer dans les prochaines semaines des mesures pour renforcer le pouvoir d'inspection d'Eurostat et mettre en place des "standards européens" sur l'activité des autorités statistiques nationales.
Publicado por esta às dezembro 6, 2004 09:27 AM