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outubro 27, 2004

Pour Chirac, Ankara doit faire le chemin nécessaire vers l'UE

[Fonte:Liberation]

mercredi 27 octobre 2004 (Reuters - 14:21)


PARIS - Les résultats des démarches sur l'éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne "ne sont pas acquis d'avance" et c'est à Ankara de faire les efforts nécessaires, a déclaré Jacques Chirac.

"C'est bien à la Turquie de faire le chemin nécessaire pour rejoindre l'Union européenne et non à l'Union européenne de s'adapter à la Turquie. Cela demandera un effort considérable à la Turquie et beaucoup de temps avec des résultats qui, naturellement, ne sont pas acquis d'avance", a déclaré en conseil des ministres le chef de l'Etat, dont les propos ont été rapportés par le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé.

"C'est bien une quinzaine d'années au moins qui seront nécessaires", a ajouté Jacques Chirac qui a rappelé "sa conviction que l'intérêt de la France et celui de l'Europe sont qu'à terme la Turquie puisse rejoindre l'Union européenne si toutes les conditions sont remplies".

La décision d'ouvrir ou non des négociations en vue d'une adhésion de la Turquie sera prise lors du conseil européen des 16 et 17 décembre prochains à Bruxelles, sur la base des recommandations de la Commission européenne.

Si le Conseil européen décide d'engager ce processus d'adhésion, il y aura alors trois hypothèses, a poursuivi le chef de l'Etat.

La première hypothèse, "qui est l'objectif même des négociations", c'est que "l'effort de transformation engagé par la Turquie permette d'aboutir à terme à un traité d'adhésion. Dans ce cas, les Français auront le dernier mot par la voie du référendum", a-t-il dit, toujours selon Jean-François Copé.

Le deuxième hypothèse, c'est que les négociations "n'aboutissent pas et là, le processus sera interrompu".

Jacques Chirac a évoqué une troisième hypothèse "au cas où les négociations progressent mais butent sur des problèmes de fond essentiel".

Il faudrait alors, selon lui, trouver "d'un commun accord", une solution "qui permettrait de créer avec la Turquie un lien fort qui ne serait pas l'adhésion".

Jean-François Copé a déclaré que le sujet n'avait pas fait l'objet, "à proprement parler", d'un débat au sein du gouvernement et le président avait "bien clarifié les choses".

Lors d'un conseil franco-allemand mardi à Berlin, Jacques Chirac et Gerhard Schröder avaient affiché une position commune sur la question turque.

"Nous nous engageons dans cette procédure (d'adhésion) avec l'espoir et la volonté qu'elle aboutisse comme nous le souhaitons", avait déclaré Jacques Chirac, ajoutant que son "voeu le plus cher" était qu'Ankara rejoigne l'Union.

Publicado por esta às outubro 27, 2004 01:57 PM