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outubro 19, 2004

La Commission européenne menacée

[Fonte: Libération]

José Manuel Barroso sera-t-il obligé de redistribuer les rôles au sein de la future Commission européenne, dont il doit prendre la tête le 1er novembre prochain ? L'ex-Premier ministre portugais a commis jeudi sa première grosse bourde en réaffirmant sa «totale» confiance au commissaire désigné à la Justice et aux Affaires intérieures, l'Italien Rocco Buttiglione, en dépit de ses propos homophobes, qui lui avaient valu l'avis négatif de la Commission des libertés publiques du Parlement européen.

D'abord disposé à passer l'éponge, le PSE monte maintenant sur ses grands chevaux. Lors d'une conférence de presse surprise, Martin Schulz, le président du groupe socialiste européen, a sommé jeudi Barroso d'attribuer à Buttiglione un autre portefeuille : «S'il nous ignore de manière répétée, je recommanderai à mon groupe de ne pas donner le blanc-seing à la Commission», lors du vote d'investiture du 27 octobre. Menacé par cette guérilla parlementaire, le futur président de la Commission a esquissé vendredi un pas en arrière, promettant de «prendre en considération» l'avis du Parlement. Quant à un possible remaniement de l'équipe, sa porte-parole reste floue : «Pour le moment, Barroso ne souhaite pas commenter les résultats des auditions individuelles. Cela ne veut pas dire qu'il ne fera rien.»

Outre l'ultracatholique Buttiglione, pour qui l'homosexualité est «un péché» et la place des femmes est au foyer, le candidat hongrois au portefeuille de l'Energie, Laszlo Kovacs, et la Néerlandaise Nellie Kroes (Concurrence) suscitent moult réserves. Non seulement de la gauche et des Verts, mais aussi des libéraux démocrates britanniques et du FDP allemand.

Publicado por esta às outubro 19, 2004 02:20 PM