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outubro 12, 2004
La candidature Buttiglione suscite toujours des remous
[Fonte: Le Monde]
La candidature au poste de commissaire de Rocco Buttiglione, un proche du Vatican, continue de susciter des remous au Parlement européen : Jean-Louis Bourlanges, le président (UDF) de la commission des libertés, devait émettre un avis défavorable, lundi 11 octobre, au terme d'une séance mouvementée. Réunie à huis clos lundi, la commission des libertés a en effet estimé, par 27 voix (gauche et libéraux) contre 26 (droite), que M. Buttiglione ne pouvait occuper le poste de commissaire en charge de la justice que lui propose le futur président de la Commission, José Manuel Durao Barroso. Les socialistes souhaitaient toutefois que M. Buttiglione puisse disposer d'un autre portefeuille, son éviction pouvant avoir des conséquences sur leurs propres candidats. "S'il s'occupait des betteraves, ce ne serait pas aussi grave", a ainsi ironisé Josep Borrell, le président du Parlement, sur Europe 1. Or à la question"M. Buttiglione peut-il occuper un autre poste au sein du collège ?", une majorité (28) a répondu "non", et une minorité (25) "oui". Le vote ayant eu lieu à bulletins secrets, il semble que les "oui" proviennent des rangs du Parti populaire européen (PPE, droite), mais aussi de la gauche. Le PPE considère que les votes de la commission des libertés n'ont aucune valeur, puisqu'ils sont "contradictoires". Il fait valoir que la commission juridique, présidée par un proche de Silvio Berlusconi, qui, elle aussi, a auditionné M. Buttiglione, a émis un vote favorable. De Rome, le président du Conseil italien a dénoncé "les relents intégristes" du vote parlementaire.
Publicado por jpdias às outubro 12, 2004 11:43 PM