« L'autre Europe | Entrada | La Commission européenne réitère sa confiance à Rocco Buttiglione »
outubro 18, 2004
Baisse temporaire de l'inflation dans la zone euro
[Fonte: Les Echos]
Bonne nouvelle. Au mois de septembre, l'inflation dans la zone euro s'est repliée. La hausse des prix a atteint 2,1% en glissement annuel, contre 2,3% le mois précédent, selon Eurostat. Soit une révision à la baisse par rapport au taux de 2,2% annoncé en première estimation par l'office européen des statistiques. Parmi les pays de la zone, l'inflation annuelle la plus forte a été enregistrée en Espagne (3,2%) et au Luxembourg (3,1%). La France se situe légèrement au-dessus de la moyenne européenne (2,2%). Les taux les plus bas ont été relevés en Finlande (0,2%) et aux Pays-Bas (1,1%). Hors énergie-alimentation-tabac, l'inflation s'est même maintenue en dessous de la barre des 2% à 1,9% sur un an. Le tabac (13,2% en rythme annuel), les services médicaux et paramédicaux (10,5) et les produits pharmaceutiques (7%), notamment, ont poussé à la hausse l'indice. De même, bien sûr, que les prix des carburants, en progression de 9,2%, comme en août. Mais la forte hausse des prix de l'énergie a été compensée par le repli des prix de l'alimentation (-0,2%) et du coût des communications (-2,7%). Ce recul de l'inflation risque ne ne pas durer. «L'inflation devrait progresser dans les mois qui viennent en raison des coûts énergétiques» prévient Klaus Baader, économiste chez Lehman Brothers, cité par l'agence Bloomberg. La Banque centrale européenne elle-même prévoit que le taux restera très probablement supérieur à 2%, soit au-dessus du plafond que s'est fixé l'institut monétaire européen, pendant le reste de l'année et les premiers mois de 2005 si la hausse du pétrole se poursuivait. Dans ce contexte, de nombreux économistes estiment que la BCE devrait maintenir le statu quo et laisser inchangés ses taux directeurs dans les prochains mois. Un changement de politique monétaire n'interviendra que lorsque la dynamique de la croissance sera consolidée, jugent-ils. L'évolution des prix de l'or noir et son impact sur la croissance de la zone euro dans les mois à venir reste en effet la principale inconnue. Si beaucoup d'experts estiment que cette flambée des prix du pétrole ne sera que temporaire et n'aura donc qu'un impact limité sur les prix et donc sur la croissance, la Bundesbank, elle, juge que l'économie mondiale semble être entrée dans une phase de prix du pétrole «durablement élevés». Le 5 octobre dernier, la Commission européenne a revu en baisse son estimation de croissance pour la zone euro en 2005, à 2,1%, contre 2,3% auparavant.
Publicado por esta às outubro 18, 2004 01:57 PM